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ONEWE — UNKNOWN ATLAS : le drama fantastique en 17 épisodes

Photo du rédacteur: Catherine Henrich
Catherine Henrich
2 sept.
5 min de lecture

Bon… je crois que ONEWE vient tout simplement de nous sortir un drama fantastique, romantique et légèrement dramatique en 17 épisodes.


Au lieu de regarder un drama, j’ai écouté Unknown Atlas attentivement hier soir, puis encore ce matin, parce que 17 titres, mine de rien, c’est long à digérer. Et un drama même en musique on le savoure.


Et puis ce n’est vraiment pas un album comme les autres. Ça risque même de devenir un roman tellement j’ai de choses à dire sur ce petit bijou.

Plus je l’écoute, plus j’ai l’impression de suivre une véritable histoire.

Un personnage perdu, une boussole cassée, des coordonnées mystérieuses, des retrouvailles, des séparations, des mensonges, des blessures, des mondes imaginaires, des voyages dans les airs, des personnages de contes…

Et évidemment, quelque part au milieu de tout ça, une histoire d’amour.

Bref, tout ce qu’il faut pour un bon drama coréen.

Sauf qu’ici, le drama tient dans un seul album et compte 17 épisodes.

Et le premier épisode s’appelle justement Scenario.

Alors forcément, je me suis demandé :

Quel est le scénario de cet album ?


Tout commence avec Scenario



Le morceau d’introduction nous présente un personnage devant un vieux livre poussiéreux, regardant une histoire inachevée.

Et il décide de reprendre les pages. D’écrire son propre scénario.

Il y a une idée qui revient plusieurs fois dans la chanson et que je trouve vraiment importante pour comprendre l’album :

si on change une seule ligne, toute l’histoire peut changer.

On peut modifier le destin.


Réécrire le scénario.


Imaginer une autre fin.


Et surtout, à la fin, il n'est question ni de tragédie ni de happy ending.

Mais d’un nouveau commencement.

Et là, on peut commencer l’histoire.


Épisode 2 : Coordinates

On rencontre quelqu’un qui a perdu sa direction.

Sa boussole est cassée.

Il est seul, dans l’obscurité, sur une île déserte et cherche des coordonnées qui pourraient le conduire vers quelqu’un.

J’aime beaucoup l’image utilisée dans les paroles : un petit point placé entre deux personnes pour qu’elles puissent suivre le chemin qui les sépare.

On commence donc l’histoire avec quelqu’un qui ne sait plus où aller.

Puis on commence à voyager

Et là, l’album commence à ouvrir les portes de différents mondes.

On connaît déjà ICARUS depuis plus de deux mois et j’avais complètement craqué sur ce titre dès sa sortie.

Il reste d’ailleurs mon morceau préféré de l’album.



Avec Icarus, puis Fly, on quitte progressivement la terre.

Et ensuite…

Bienvenue dans le monde des contes.


Neverland , Tinker Bell et Fairy Tale

Il y a deux semaines, Neverland nous avait déjà donné un aperçu de ce voyage avec son magnifique clip en animation.

Peter Pan, l’évasion, le monde où tout semble possible…

On entre vraiment dans un monde imaginaire.

Mais les références ne sont pas là que pour faire joli.

On dirait qu’elles servent à raconter différentes étapes du voyage.



Lilliput : quand on arrête de se faire petit

On arrive dans l’univers de Gulliver avec Lilliput.

Si vous écoutez l’album sur YouTube vous trouvez les paroles dans les commentaires.

Le personnage parle de quelqu’un qui essayait de se faire de plus en plus petit, comme s’il cherchait à disparaître.

Et il arrive dans ce monde où on lui dit finalement :

Ici, tout est possible.


Tu peux te déployer librement.

Tu peux faire briller ton nom dans le ciel.

Tu peux devenir quelqu’un que personne ne peut arrêter.


Laputa : direction le ciel

Autre référence aux Voyages de Gulliver.

Laputa est cette fameuse île volante qui flotte dans le ciel.

Et dans la chanson, elle devient presque un lieu de retrouvailles.

Le narrateur se dirige vers quelqu’un qu’il veut protéger et promet de rester à ses côtés.

Et surtout :

« Nous volerons ensemble au-dessus du ciel. »


Pinocchio : il faut bien grandir un jour

Et là, le conte devient beaucoup plus personnel.

On parle de mensonges, de blessures, de mauvaises habitudes prises dans l’enfance, de choses qu’on n’arrive pas à dire.

Et de la difficulté à devenir adulte.

Le personnage ment pour cacher ce qu’il ressent.

Et la chanson finit sur une image que je trouve magnifique :

le petit garçon qui ne pouvait pas devenir adulte, et Pinocchio qui a grandi jusqu’aux confins du ciel.

Après Icarus, Fly et Laputa, cette histoire de ciel commence à prendre tout son sens.

Et puis le drama devient beaucoup plus triste…

Parce qu’évidemment, dans un bon drama, il faut bien qu’on souffre un peu.


Avec Beyond the Night , on arrive dans quelque chose de beaucoup plus mélancolique.

Quelqu’un est devenu un souvenir, presque un vieux conte de fées.

On parle de temps qui passe, d’une silhouette qui s’éloigne, de séparation.

Mais l’écriture revient à l’idée de scénario du départ :

« J’écris l’histoire que j’ai tant désirée. »


Même après tout ce qui s’est passé, l’histoire peut encore être réécrite.

Et là, je commence à comprendre pourquoi l’album s’appelle Unknown Atlas.

Ce n’est peut-être pas seulement une carte de mondes imaginaires.

C’est peut-être la carte d’une histoire.


Et c’est ce qui me plaît le plus dans cet album.

Les références à Peter Pan, Gulliver, Pinocchio, Icare… ne sont pas simplement une succession de clins d’œil à des histoires qu’on connaît.


Et forcément, Peter Pan me touche un peu plus que les autres. J’ai un rapport très particulier à cette histoire : c’est l’une de mes histoires doudou. Je la relis régulièrement depuis plus de 40 ans.


Et musicalement ?

Parce que bon, je ne vais quand même pas vous faire 17 fiches Wikipédia sur les paroles.


Et puis j’ai passé mon bac de français il y a bien, bien longtemps, alors il ne faudrait pas me demander de faire une dissertation sur ONEWE maintenant.

(Encore que… c’est pas exactement ce que je viens de faire ? )


Musicalement, on retrouve évidemment le son de ONEWE.

A la première écoute j’ai trouvé que plusieurs morceaux se ressemblaient un peu. Mais finalement pas tant que ça. Il y a des passages très rock dans tout ça. Avec un énergie un peu plus lourde que d’habitude je trouve.

Et ça fonctionne particulièrement bien sur certains titres. Laputa, par exemple, fait partie de ceux qui m’ont vraiment accrochée.

Et puis il y a les deux derniers morceaux.

Beyond the Night

Et surtout The End.

Et là, on retrouve pour moi ce que ONEWE fait de mieux : des morceaux qui ne cherchent pas juste à être beaux, mais qui arrivent vraiment à vous faire vibrer émotionnellement.

The End. est d’ailleurs devenu mon numéro 2 de l’album, juste derrière Icarus.

Et après 17 épisodes… c’est la fin ?


En fait,… pas vraiment.

Parce que le dernier titre s’appelle The End.

Mais son titre coréen, 다음에 계속, signifie quelque chose comme « à suivre ».

Et c’est exactement ce que raconte la fin de Scenario .

Le personnage dit :

« Neither a tragedy nor a happy ending. »

Pas de tragédie.


Pas vraiment de happy ending non plus.

Mais un nouveau commencement.


Et surtout :

« From now on, we'll make the sequel together. »

À partir de maintenant, nous écrirons la suite ensemble.

Je pense que Unknown Atlas n’est pas seulement le voyage d’un personnage à travers des mondes imaginaires.


C’est l’histoire de quelqu’un qui se perd, cherche son chemin, rêve, aime, grandit, souffre… puis décide de reprendre la plume pour écrire lui-même la suite de son histoire.

Et je trouve ça assez magnifique.

Bon, maintenant j’attends la saison 2.

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