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BAD MV Version Coréenne Vs BAD MV Version Japonaise : quand un nouveau MV change complètement notre regard sur une chanson

Photo du rédacteur: Catherine Henrich
Catherine Henrich
3 août
3 min de lecture

ATEEZ a sorti le MV japonais de BAD, et je me suis dit au départ qu'il s'agissait simplement d'une nouvelle version destinée au public japonais. Mais, en réalité, j'ai eu l'impression de redécouvrir complètement la chanson.

Musicalement, rien ne change à part la langue. Pourtant, le ressenti est totalement différent.


Version coréenne : un univers étrange, lumineux...


Le premier MV joue énormément sur son ambiance.

On est dans un décor coloré, lumineux, parfois même un peu déroutant. Il y a une vraie mise en scène, des personnages, une historie, des plans qui racontent quelque chose au-delà de la simple performance.

Certains membres ressortent particulièrement grâce à cette réalisation.

Je pense notamment à Seonghwa. Il fait une entrée marquante au début du MV. Tout de blanc vêtu, il attire immédiatement le regard.

Et puis il y a évidemment Mingi. Sa partie est l'un des moments que j’ai préféré. La réalisation le met vraiment en valeur.

Sans oublier cette toute dernière séquence devenue virale, et ce mouvement de poitrine de San.



Version japonaise : retour à l'ADN performance d'ATEEZ


Le nouveau MV prend une direction complètement différente.

On est dans un univers beaucoup plus brut, très urbain, avec des décors qui rappellent des bâtiments abandonnés ou des entrepôts. L'image est volontairement sombre, presque monochrome. C’est assez proche de la colorimétrie d’Halazia avec une dominante de tons froids et juste quelques touches ici et là d’une image plus chaude (c’est pas du serai mais on y est presque)

Ici, tout est construit autour de la performance.

Et finalement, en le regardant plusieurs fois, je me suis rendu compte que la répartition entre les membres était beaucoup plus équilibrée.

Au début, j'avais l'impression qu'on voyait très peu Yeosang.

En réalité, il apparaît davantage que Mingi, qui n'a quasiment de véritables gros plans que pendant sa propre partie.

Mais comme il n'y a plus toutes les séquences narratives du premier MV, chacun bénéficie finalement de son moment lorsqu'il chante.

L'attention est entièrement portée sur les membres et sur la chorégraphie.



Deux clips... deux façons de raconter la même chanson


Et j’en viens à un élément que je trouve le plus intéressant.

Le premier MV raconte une histoire. Les décors, les personnages et les couleurs participent énormément à l'ambiance.

Le second fait exactement l'inverse.

Il retire presque tout ce qui pourrait détourner l'attention pour revenir à ce qu'ATEEZ sait faire de mieux : la scène.

Et ce choix change complètement la perception de la chanson.

J'ai aussi remarqué un détail amusant : dans le premier MV, Seonghwa est immédiatement mis en valeur grâce à son entrée en blanc. Dans la version japonaise, habillé en noir sur un décor sombre et entouré des danseurs, il devient presque un membre parmi les autres. Le regard ne se pose plus naturellement sur lui.

À l'inverse, certains membres gagnent en visibilité simplement parce que toute la narration a disparu.

Enfin, les deux clips se rejoignent sur un point : la dernière partie. Dans la version japonaise, c'est pratiquement le seul moment où la palette de couleurs devient plus chaude, exactement au moment du désormais iconique mouvement de poitrine de San. Est-ce un hasard ou une façon de nous donner, à nous aussi, quelques bouffées de chaleur ? En tout cas… mission accomplie.


Je ne dirais pas qu'un MV est meilleur que l’autre. Ils sont complémentaires.

La version coréenne me plaît pour son univers et sa mise en scène.

La version japonaise, elle, retrouve un ATEEZ plus brut, centré sur la danse et la performance.

Finalement, c'est assez rare qu'un même morceau bénéficie de deux clips aussi différents. Et je trouve l'exercice particulièrement réussi : deux ambiances, deux lectures... pour une seule et même chanson.

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